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Je ne sais pas choisir

Je ne sais pas choisir

Keyword - Wii Fit


Nous avons tous quelque chose dont nous avons honte, et contre lequel, pourtant, nous ne faisons rien. L'exemple le plus frappant pourrait être le ventre que je me traîne depuis des lustres, sans que je me décide, pour autant, à ouvrir le menu "Gym" de ma Wii Fit.

L'autre truc dont j'ai honte, c'est mon trousseau de clés. Des années que je le trimballe dans mon sac, seules les clés changeant. Et à chaque fois, la même histoire : la gêne lorsque je tends le trousseau à la caissière, pour qu'elle passe la mini-carte de fidélité. Les joues rouges lorsque je prête mes clés à une copine si elle est invitée et qu'elle est censée arriver à la maison avant moi.

Pourtant, je l'aime bien mon porte-clés. J'ai beau savoir qu'il est moche, il m'accompagne depuis tellement de temps que je n'imagine pas m'en séparer. Alors pour exorciser et assumer une bonne fois pour toutes, et pour lui dire merci (MERCI, petit trousseau de clés) de ne s'être jamais perdu et de ne pas trop se faire désirer lorsqu'il est au fond de mon sac, j'ai décidé de vous le montrer.


Ce porte-clé est donc un mélange de différents éléments : un mousqueton vert fluo, acheté à la montagne il y a... pfiou... plus de dix ans. Je déconseille à quiconque de s'essayer à l'escalade avec : j'ai longtemps cru qu'il s'agissait de matériel de professionnel, mais l'âge aidant, je commence à rendre compte qu'il s'agit d'un simple gadget.

Une "totote" (c'est comme ça que j'appelais les mini-tétines en plastique) qui date de l'école primaire. Une mode un peu étrange, quand on y pense.

Une fleur en bois achetée sur un marché au Touquet, quand j'étais en première.

Des cartes de fidélité. Plein. Qui ne me servent plus beaucoup puisque je vais toujours au supermarché accompagnée de mon porte-feuille, qui contient ma carte de taille normale, juste à côté de ma carte bleue. C'est ce qui me sauve de la honte, maintenant, quand je passe à la caisse.

Et puis deux clés. Seulement, car depuis que je vis à Paris, je n'ai plus de voiture.

Voila. C'est fait. Si vous voulez vous moquer, faites le maintenant, ou taisez-vous à jamais. Mais si vous vous moquez, faites-le gentiment quand même, hein ?

Je sais, après l'avoir encensée, je vous lance ça, comme ça, sans prévenir. Mais voici une liste des arguments qui font que je ne crois (presque) plus aux pouvoirs magiques de la Wii Fit.

- Je ne fais que les jeux rigolos : saut à ski, surf, funambule. Pour l'aérobic, je me cantonne au step et au hula hoop. Que les trucs pas fatigants, en somme. Et quand je m'essaie aux pompes, je m'étale de tout mon long, tout en me demandant pourquoi l'entraineur continue à me dire "beau travail".

- Je n'ai toujours pas trouvé comment mettre en place un suivi et un véritable programme, qui me motiverait à faire ma demie-heure de Wii Fit par jour, et qui me forcerait à passer, aussi, par la case musculation et yoga.

- J'ai toujours un bon prétexte pour ne pas l'allumer. Le matin, pas le temps. Le soir, on vient de dîner, ça n'est pas raisonnable. Plus tard ? Ça va nous énerver pour le coucher. Résultat, on n'y joue que le week-end et les jours fériés. Quand on est là.

- C'est ma nouvelle excuse pour manger des fondants au chocolat Picard. Ok, je me mets un fondant au four, ça me laisse 20 minutes pour éliminer. Hop, rebelote : trois sauts à ski plus tard, je suis peut-être une star, mais je n'ai pas dépensé plus de calories qu'en étendant mon linge. Par contre, le fondant, lui, est bien réel. La glace au cassis qui l'accompagne aussi.


Reste que la Wii Fit, on ne va pas dire le contraire, c'est quand même bien sympathique. Et c'est toujours mieux que de rester sur le canapé, non ? Ce n'est pas Cat qui dira le contraire, elle qui s'est fixée de vrais objectifs.

J'ai testé la Wii Fit !

Par ju - I'm a geekette - jeudi 24 avril 2008

Grâce à Angie, qui a organisé de main de maître une vraie petite réunion tupperware nouvelle génération, j'ai eu la chance de tester la Wii Fit chez moi, hier soir, en avant-première ! C'est donc dans un appartement rempli de filles (Annouchka, Kriss, Clyne et Vert-Cerise avaient fait le déplacement) que Gaëtan a débarqué hier (avant de décider lui aussi d'enlever ses chaussures et de tenter un petit exercice de hula-hoop).



Autant vous prévenir, la Wii Fit, c'est pas de la gnognotte : on a transpiré, on a souffert, on a lutté en tentant coûte que coûte de terminer une série d'abdos ou de franchir la ligne d'arrivée du parcours de jogging. On a triché aussi. Faut pas déconner, certains exercices sont une vraie torture, il fallait bien qu'on montre à la machine qui commande. Je précise qu'il s'agit de nous, au cas où ça ne serait pas très clair, et la bête l'a bien compris, elle m'a attribué le titre de Yogi.


Tout ceci jusqu'à l'arrivée des pizzas, qui nous ont obligées à passer à la partie "jeu" : saut à ski, funambule, ... beaucoup moins fatigante, mais tout de même ! (avec, je l'avoue, une mini-pause Nouvelle Star, histoire d'admirer Cindy Sander et de se moquer de Benjamin, dont la prestation était très nasale).


Seul point d'interrogation : si je me l'achète, j'ai de sérieux doutes quant à ma capacité à établir un programme et à m'y tenir... J'ai peur que ça ne fasse comme tous mes livres de cuisine qui, malgré une grande motivation au moment de leur achat, prennent la poussière dans la bibliothèque. Un peu comme les raquettes de tennis qu'on met dans sa valise et qui n'en sortent pas de toutes les vacances. Ou comme les magnifiques cadres, achetés au Lazy Dog, qui ne sont toujours pas accrochés aux murs (en béton, sans perceuse... mission impossible). Ou alors comme... enfin, vous avez compris le principe...


Et puis finalement, si la Wii Fit c'était si drôle, c'est surtout grâce à elles...

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